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La Peninsula Valdes

Prêts à embarquer ? Nous vous emmenons en voyage dans la péninsule de Valdès. Bon, d'accord, nous ne partirons pas en bateau, ni en voiture, nous n'avons que cinq jours devant nous et la péninsule se situe à environ 1 400 km de Buenos Aires, vers le sud, dans la province du Chubut. L'avion fera mieux l'affaire.

 

 

Comme nous dépendons de dates précises, pas question pour nous d'atterrir directement à Puerto Madryn, la ville la plus proche de la péninsule, mais qui n'est desservie par « LAN » que 3 fois par semaine. Nous prendrons donc un itinéraire beaucoup plus classique : atterrissage à Trelew, (prononcez Tréléou) ville dont le nom vient de son origine galloise… Arrivée à 21h30…

Nous choisissons de dormir à Trelew car, plutôt que d'emprunter un chemin tout tracé vers Puerto Madryn (à 60 km), nous avons décidé de faire un crochet coup de coeur de quelques 250 km vers le sud ! Vers un lieu dont le nom m'a fait tout de suite rêver : Bahia Bustamante. Bahia comme la baie (mais toutes les baies ne sont pas magiques : Bahia Blanca, plus au Nord de Valdès, n'est en rien agréable à visiter…) Bustamante comme le premier explorateur à avoir approché ce lieu, mais dont le nom est tombé dans l'oubli (bon, il semble que David Bustamante soit plus connu de nos jours… il n'est pas mal non plus ! :-)

Après une nuit non mémorable à Trelew… et quelques courses pour le pique-nique à venir, nous entamons les 250 km de la Ruta 3 vers le sud, route presque totalement droite à travers des paysages de steppe, végétation constituée uniquement de petits buissons et d'herbes couchées par le vent, le tout sur un sol très sec… Paysage peu changeant donc, ne vous attendez pas à découvrir autre chose au détour d'un virage… Quelques camions et voitures, une route plutôt en bon état mais, malgré la monotonie, nos yeux, avides de changement restent aux aguets, prêts à toute découverte. L'impression de solitude infinie que l'on peut ressentir dans ce genre de paysage a quelque chose de magique… Nous doublons un cycliste, faisant courageusement face au vent, vélo chargé de sa tente et ses affaires. Où va-t- il donc dormir ? Quelle borne kilométrique va le décider à s'arrêter ? La fatigue sûrement… il n'y a rien à des kilomètres à la ronde…

Km 1674 de la ruta 3... Nous allons tourner pour entamer les 30 km de piste qui nous mèneront à notre but. Nous avons croisé une station service (indiquée sur la carte comme le village de Uzcudun… mais où est le village ??? 3 maisons uniquement…) et un village un peu en dehors de la route : son aspect « cabanes construites les unes à côté des autres » ne nous a pas donné envie de faire une pause…

Vous le savez sûrement déjà si vous avez roulé un peu en Argentine, mais il est bon de le répéter : ne partez pas sans le plein d'essence et si vous devez pique-niquer en route… achetez vos provisions dans la ville de départ… Ne vous fiez pas aux noms qui peuvent apparaître sur votre carte Michelin achetée en France…

La piste vers l'estancia s'avère plutôt très bonne, et nous entamons une descente tranquille, de 500 mètres de dénivelé au total, pour accéder à Bahia Bustamante. La nature se fait à peine plus douce, les couleurs sont magnifiques. Nous croisons guanacos, oiseaux de toutes sortes, mares d'un vert profond où doivent venir s'abreuver les moutons qui décampent prestement à notre arrivée. Quand nous atteignons le pueblo de Bahia Bustamante, quelques maisons blanches nous accueillent, précédées de hangars en tôle. En effet, la vocation initiale de ce lieu éloigné de tout est la transformation des algues, autant pour l'industrie alimentaire, cosmétique que pharmaceutique. Il accueillait 400 personnes à ses débuts, il n'y a plus qu’une trentaine d'habitants aujourd'hui.

Notre « casa del mar » comporte deux chambres, blanches des murs aux couettes, sauf les jetés de lit très apparentés à ceux qui proviennent de Salta quant aux couleurs, un salon et une kitchenette complètent le tout, plus un « salon de jardin » et des « chaises longues » judicieusement fabriqués à partir de bois de palettes… nous nous installons pour manger notre casse-croûte face à la mer… dans un calme absolu, hors le bruit des vagues et les cris des oiseaux. Premiers moments magiques…

 

Ici, tout est naturel ou « débrouille ». Nous ne sommes pas vraiment au « bout du monde », mais nous y sommes quand même. Même la terre est pauvre. L'épouse de Mathias, le petit fils du fondateur de ce village dédié aux algues, fait revivre le jardin, la huerta. Elle nous a expliqué qu’elle doit fabriquer la terre à partir des crottins de leurs chevaux, des fientes de cormorans et de lombrics… Pas la rendre fertile… La fabriquer ! Et en effet, elle obtient une belle terre qui est la base de ses petits carrés de jardin, qu’elle enserre consciencieusement de bastaings de bois pour ne pas perdre une once de cette précieuse manne. Quand on lui demande ce qui pousse à l'état naturel dans la pampa environnante, elle cite uniquement, mais fièrement, trois végétaux comestibles… Ici, il pleut dans une année entière, ce qui peut tomber en une journée sur Buenos Aires !

 

A Bahia Bustamante, nous allons découvrir, à pied, en 4X4 ou en bateau, les richesses et beautés de
cette réserve naturelle, qui est classée depuis peu comme parc national « Patagonia austral »… pingouins patagoniques, cormorans, lions de mer… pour nous seuls, de si près et en quantité tellement sympathique que nous ne nous arrêterons pas finalement en remontant sur Puerto Madryn à Punta Tombo, une des principales réserves de pingouins patagoniques.

Après ce séjour si court, mais enchanteur, dans ce havre de paix du bout du monde, nous remontons
vers Puerto Madryn et la civilisation. Nous n'y dormirons qu’une nuit, en auberge de jeunesse pour compenser un peu les fastes du séjour de B.B. – mais aussi parce que tout est plein à Puerto Madryn à cette époque de l'année, propice à l'observation des baleines (pensez à réserver vos logements bien en avance si vous projetez d'y aller… il n'y a pas forcément de vacances pour les Argentins à cette période, mais toujours un petit pont par-ci, par-là, auquel on ne pense pas, et qui rend les réservations difficiles…). Halte brève donc à Puerto Madryn, une ville de 40000 habitants au bord de la mer, et nous repartons bien vite vers Puerto Pyramides, village de 400 habitants, base de toute sortie en bateau pour admirer la danse des baleines franches australes et de leurs baleineaux.

Pour accéder à la péninsule de Valdès, il y a deux routes… L'une est une piste qui passe le long de la baie, le long des plages de El Doradillo, à ne pas manquer au moment de la marée haute… Vous pouvez vous arrêter à toutes les entrées… ou choisir celle qui mène à un point d'observation en hauteur… (Je déconseille la longue vue payante… floue… non, ce ne sont pas mes yeux…)… Peu importe, où que vous soyez, vous verrez des baleines vous passer… sous le nez, ou presque ! Hélas, nous en avons même vu une échouée, depuis quelques jours probablement…

En continuant votre route, vous rentrez sur la péninsule proprement dite. Elle est protégée et l'entrée dans le parc est payante. Même si vous ressortez et que vous rentrez le lendemain, vous ne paierez qu’une fois, à condition de garder vos tickets. Si vous l'avez, présentez votre DNI, le prix de l'entrée est beaucoup plus intéressant ainsi.

Il y a un petit centre juste après l'entrée, c'est utile de s'y arrêter pour obtenir une carte et avoir quelques informations complémentaires sur la péninsule.

Puerto Piramides est le village d'où partent les bateaux pour observer les baleines. C'est aussi le seul village de la péninsule. Nous avons choisi d'y dormir deux nuits, mais il y a aussi des estancias dans la péninsule qui vous permettent de trouver un toit. Il est conseillé dans les guides de rester au moins une nuit dans le village. De cette façon, si le temps ne permet pas la sortie en mer, vous avez une seconde chance le lendemain !

 

 

La sortie en bateau est très sympa. Bien sûr, c'est cher... Et bien sûr, on peut voir aussi les baleines à partir de la plage. Donc, à vous de choisir. Nous, on l'a faite, on l'a demandée en fin d'après-midi pour la faire au coucher du soleil. En fait, nos hôtes nous ont réservé l'avant-dernière sortie et nous n'avons pas tout à fait eu le coucher du soleil… mais les couleurs étaient quand même très belles, et on a assisté à une parade de baleines et baleineaux… Mon appareil photo a chauffé, je peux vous le dire ! C'est donc un moment un peu exceptionnel.

Le lendemain, nous avons démarré le tour de l'île. Comme nous y restions deux nuits et que nous avons fait (selon le vieil adage « un vaut mieux que deux tu l'auras »…) le tour en bateau dès notre jour d'arrivée, nous avons opté le premier jour pour un demi-tour de l'île, en nous dirigeant vers la pointe nord, où on peut observer quelques éléphants de mer. Nous avions, en fait, vraiment espoir d'y voir des orques, et la gérante de nos chambres d'hôte nous avait indiqué que des gens en avaient vu une la veille, mais ce n'est pas vraiment la bonne saison et nous n'avons pas eu cette chance…. Par contre, éléphants de mer, pingouins, nandou avec petits, tatoos, zorro, putois… étaient au rendez-vous ! Tout le long des pistes, le paysage est de nouveau un paysage de steppe, balayé par les vents. La pointe est encore plus sauvage. Une déception quand même, je dois en parler : il est très compliqué de se promener à pied… La péninsule est à la fois une réserve, mais en plus propriété d'estancias. Pour préserver la nature, mais aussi parce que ce sont des propriétés privées, il est théoriquement interdit de sortir des chemins, voire de sa voiture en cours de route. A tel point qu’on ne peut pique-niquer que sur les aires « point de vue »… où on peut se balader un peu, mais dans des chemins très courts et extrêmement balisés… Voilà, c'est le petit bémol par rapport à ce voyage. Pas mal de voiture et peu de marche… Du coup, nous n'avons visité finalement qu’une moitié de l'île, et nous avons préféré le lendemain – très venteux et où toutes les sorties en mer étaient annulées…- faire une promenade vers un point d'observation des baleines à environ 15 km de Puerto Piramides, et là, nous avons pu marcher, au pied des falaises, sur la plage... Il y avait même deux camping-cars… dont un immatriculé en France !

Une autre option pour ne pas être frustré par le fait de ne pas pouvoir se promener librement, est de séjourner dans une estancia sur la péninsule, puisque là, logiquement, vous devez pouvoir profiter du domaine…

Au retour vers Trelew, nous pensions faire l'écocentro de Puerto Madryn, un lieu qui présente le milieu marin local de façon à la fois artistique et scientifique, en tout cas très pédagogique… Il faut faire attention aux horaires : il n'est ouvert qu’à partir de 15 heures, voire plus tard, une grande partie de l'année… Mais nous étions un mardi… et il est fermé le mardi. Une famille plus chanceuse que nous, m'a indiqué qu’il est vraiment incontournable, très intéressant… Une autre option avant de reprendre l'avion est de visiter à Trelew le musée paléontologique qui présente des reconstitutions de dinosaures et une collection unique de fossiles et qui, selon deux amies qui l'ont également testé, vaut réellement une visite.

Voilà pour ce petit voyage en Patagonie atlantique… un grand bol d'air, de la nature à profusion, des animaux au détour de tous les chemins… une belle évasion ! Quelle chance nous avons !

 

QUELQUES BONNES ADRESSES :

Hôtels à Puerto Piramides :

Chic, face à la mer Las Restingas www.lasrestingas.com

Écologique : Del Nomade www.ecohosteria.com.ar

Et sa dépendance, un appartement et deux chambres, calmes et  agréables (petit déjeuner léger) : www.deluna.com.ar/index.html

Estancia dans la péninsule :

www.rinconchico.com.ar/ingles/home.htm

Restos à Puerto Piramides :

Sans hésiter, La estacion, pour son ambiance et sa table simple mais bonne ; le restaurant de l'hôtel Restingas également…

Option d'Excursions pour observer les baleines:

A bord du Yellow Submarine de l'Entreprise Southern Spirit, venez les observer de tres pres!

Ou sorties traditionnelles en zodiac au depart de Puerto

Piramides 

www.yellowsubmarinearg.com

www.southernspirit.com.ar