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Villa Peuhuenia

Pour tout hollandais qui se respecte, ce qui est le cas de mon mari, un passage à Neuquen s'impose (la traduction française équivalant au verbe commençant par N et se terminant par QUER avec la troisième voyelle de l'alphabet au milieu, vous me suivez ????? ) Ça tombe bien, Neuquen est justement la première étape de notre périple vers Villa Pehuenia, impossible à prononcer je sais, au nord de la Patagonie.

 

En plus de dormir à Neuquen (j'ai bien dit dormir), nous faisons halte dans deux sites paléontologiques incontournables. Le premier pour découvrir le Giganotosaurus Carolinii, à côté duquel, n'en déplaise à Spielberg, le tyrannosaure Rex fait figure de minus. Et le musée Carmen Funes où nous découvrons l'Argentinosaurus, plus grand diplodocus découvert à ce jour et dont la reconstitution nous fait penser à un gros avion (40 m de long tout de même), les ailes en moins. Au passage nous apprenons que la bestiole en question, n'avait probablement jamais le cou tendu comme le laissent entendre de nombreuses illustrations, cela lui aurait coûté trop d'énergie pour faire parvenir le sang au cerveau. Ben voilà, vous vous endormirez plus intelligent ce soir.

Pour le reste rien à signaler des 2 jours de route où s'alternent, sans qu’on puisse vraiment faire la différence, les horizons infinis de la pampa et du désert plat, ponctués de ci de là par des têtes de forage dont le sempiternel béni oui-oui ne fait qu’ajouter à l'ennui du paysage.

Au terme de la deuxième journée enfin du changement : des araucarias aux pointes peu aimables, des lacs aux reflets argentés sublimes sous les rayons d'une fin d'après-midi et surtout, une succession de sommets enneigés et de volcans aux faîtes décapités comme dans les dessins d'enfants. Nous voilà arrivés à Villa Pehuenia, ravissante péninsule, formée d'anciennes coulées de lave dans le lac Aluminé. Hormis les paysages splendides quel que soit l'endroit où l'on se trouve, le village en soi, n'offre que peu d'intérêts, quelques échoppes, peu de restaurants et des hôtels, charmants pour la plupart, cachés dans les nombreux recoins du site. Par contre, le choix d'activités en plein air ne manque pas. Des plus aventureuses comme l'arborisme (non, nous n'avons pas essayé) aux plus classiques comme le kayak (ça oui) en passant par les incontournables et là, on n'en a pas loupé une seule :

- trekking autour du cratère du volcan Batea Mahuida : honnêtement vu la quantité d'insectes volants, bourdonnants, piquants qui ne nous ont pas laissé un moment de répit, je ne pourrais, sans mentir, dire que j'ai apprécié l'ascension. Mais oui, une fois en haut les panoramas sont magnifiques, les eaux turquoises dans le cratère surprenantes et les descentes sur les neiges éternelles divertissantes.

- promenade à cheval : alors là, c'était nettement plus réjouissant mais pas plus reposant. Au bout de 3 heures en selle et quelques trots imprévus, certaines parties de notre corps (du miens du moins) étaient quelque peu endolories, mais cela en valait la peine. Ah ! La joie de se sentir tel Lucky Luke sur le sommet des collines, dans les bois et les vallées avec un coucher de soleil en prime….. Je deviens lyrique, je sais.

- virée en bateau pour pêche au trolling (les amateurs sauront de quoi je parle) : gros, énorme, gigantesque succès. Il fallait étrenner les cannes à pêches apportées par Père Noël, ce fut chose faite. Dans nos musettes : une truite saumonée, une truite arc-en-ciel et une perche. Un vrai régal version asado le midi et à la mayonnaise le soir pour les enfants, pendant que les heureux parents se retrouvaient en amoureux au resto chic de l'hôtel avec vue sur le lac. Au menu, les spécialités du coin, truite (encore et toujours), agneau, chevreau, pignons… le tout agrémenté des meilleurs vins de la région. Et puisqu’on en parle, on ne pouvait terminer le voyage sans une visite aux célèbres caves de Neuquen, qui n'ont de caves que le nom, aucune bodega n'étant construite en sous-sol, nappe phréatique peu profonde oblige (encore une info pour se réveiller plus malin demain). Pas de grande dégustation, juste un gran reserva et une méthode champenoise mais d'une qualité telle que quelques caisses se retrouvent vite fait dans le coffre de la Clio. Et c'est à la « Fin del mundo » que se termine notre aventure, une flute de champagne à la main.